Elle avançait d�un pas serein,
Le ventre tendu devant elle tel un écrin,
le relief d�un minuscule pied apparut sans bruit,
devant ses yeux ébaubis.
Avisant un bosquet voisin,
elle s�installa dans un petit coin,
s�accrochant des deux mains à une branche basse,
souriant en secouant sa tête lasse.
Elle commença son travail.
Un unique cri retentit,
Un feulement aurait-on dit,
Dans le silence du monde 901.
Et dans un jet de sang,
Inondant un tapis de mousse odorante,
Qui la reçut souplement
la vie naquit.
Elle ramassa le petit être frêle,
Le nettoya et l�embrassa avec empressement,
avant d�un coup de dents de l�arracher à elle.
Relevant la tête vers les nuages bleus,
Le puissant soleil rouge lumineux,
Remerciant la vie, car, dans ses mains,
se tenait babillant, l�avenir du monde 901�